• Une pédagogie sure pour un enseignement technique rigoureux,
  • Donne des outils permettant de se réapproprier son corps et respecter son dos,
  • Un apprentissage qui repose sur le plaisir et la joie,
  • Basé sur la musicalité et le développement de la créativité,
  • Pour faire émerger la danseuse que l’on est,    

 

Contenu des cours

L’enseignement d’A Corps Danse s’adresse aux élèves débutantes comme avancées. Les cours débutant/tout niveau proposent des bases solides en danse orientale égyptienne et une initiation aux danses maghrébines. Une semaine sur deux, le cours a lieu sans glace, afin que chacune se concentre sur son ressenti corporel. Les cours intermédiaires intègrent des gestuelles  et des rythmiques issues des danses égyptiennes et maghrébines, mais aussi moyen orientales et tziganes. Ils proposent en outre un travail en profondeur sur des aspects spécifiques (tremblements, travail sur les percussions) ou bien un accessoire selon les années (voile, melaya (*), sagattes (**), bâton (***). Les ateliers chorégraphiques intermédiaires comme avancés travaillent toutes les subtilités des danses orientales, ainsi que la créativité. Tous les cours comportent de solides bases en rythmes, une écoute profonde de la musique ainsi qu’une initiation à l’histoire de ces danses.

Des danses d’Egypte et du Maghreb

A Corps Danse enseigne en priorité une gestuelle issue des danses d’origines arabe et berbère, à savoir égyptiennes et maghrébines, à partir de leur tradition. Hors des paillettes comme de la séduction, Yasmine Louati base son enseignement sur l’organicité (littéralement ce qui vient des organes) de la danse arabe véhiculée par les techniques traditionnelles. Elle propose donc une technique générale fondée sur le développement de la sensation corporelle. Elle enseigne également des danses plus spécifiques issues d’une tradition populaire comme le baladi (****) et le saidi (***) pour l’Egypte et les danses chaabi (*****) pour l’Egypte et le Maghreb.

Principes pédagogiques

Un travail du corps en douceur, pour le rendre plus vivant
A partir de cours durant 1h30 (dont 20/25mn d’échauffement), A Corps Danse propose un travail intérieur et naturel du corps à partir d’étirements en douceur de ses chaînes musculaires (et non en maltraitant ses articulations ou ses tendons). Son enseignante veille particulièrement au travail de la posture (accessible quel que soit son âge), nécessaire à l’élaboration d’une belle gestuelle, au  respect du dos comme à celui des lignes naturelles du corps.

Développer la puissance du bassin
Par cette prise de conscience de l’intériorité corporelle, Yasmine Louati aide notamment au développement de la puissance du bassin, intrinsèque à la danse arabe en  général. Il s’agit dans un premier temps d’en débloquer la raideur (la femme occidentale n’étant pas habituée à le travailler). Dans un deuxième temps, par des exercices appropriés, elle aide à en faire surgir la force, tout en le rendant fluide. 

Contre l’uniformisation des corps et pour une réhabilitation du féminin
A une époque où la beauté est dictée par une vision plastique réductrice, A Corps Danse prône la beauté du corps vivant. Elle aide à retrouver confiance en soi et en son corps au fur et à mesure que la danse s’y installe et que la féminité en émerge. Parallèlement, Yasmine Louati insiste sur la singularité de chacune, en l’aidant à recontacter l’originalité qui lui est propre. Elle met aussi l’accent sur la création en matière de costumes, laquelle doit être personnelle, et non calquée sur un modèle ambiant. Pour mieux être avec soi-même.

 

a corps danse, la pedagogie

 

 

(*) : la melaya est un tissu généralement opaque et d’une grande largeur (de 4 à 6 mètres), dans lequel les femmes s’enveloppent des pieds à la tête. La melaya permet un travail plus riche que celui du voile, dont elle utilise la même technique, tout en y ajoutant un travail du drapé et une précision encore plus grande du geste.

(**) les sagattes (aussi appelées crotales ou zills) sont de petits cymbalettes en cuivre qui se placent sur le pouce et le majeur de chaque main. Elles servent à faire des rythmes et des jeux sur les rythmes, tout en dansant, exigeant ainsi précision et coordination corporelle.

(***) A Corps Danse fait travailler le bâton (et non la canne), pour la danse Saidi (originaire du Said, région du Sud de l’Egypte) elle même issue du Tahtib (art martial masculin, sorte de Capoeira égyptienne). Le travail du bâton permet de développer chez chacune puissance et verticalité.

(****) Danse égyptienne née de l’industrialisation de l’Egypte à la fin du XIXème siècle, provoquant l’exode des campagnes vers la ville. Cette danse urbaine de solos féminins fortement codifies est accompagnée d’une musique spécifique, laquelle a intégré des instruments occidentaux comme l’accordéon, le saxophone ou la trompette. Elle est musicalement proche du jazz, comportant des ruptures mélodiques et rythmiques sur lesquelles la danseuse improvise. Elle exige une forte technicité de la part de la danseuse, qui ne montre jamais sa puissance, mais au contraire reste en deçà, une très grande souplesse, une capacité à passer de l’ancrage au rebond et une gestuelle impeccable.

(*****) les danses chaabi sont des danses populaires à l’origine issues des campagnes. Elles varient fortement d’une région ou d’un pays à l’autre mais présentent trois points communs quel que soit le pays : un travail remarquable sur le corps, une gestuelle toujours dictée par le rythme et un aspect joyeux.